Batz sur Mer

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Sommaire

BATZ-SUR-MER

La commune de Batz-sur-Mer ( Bourc'h-Baz) fait partie du canton du Croisic. Batz-sur-Mer fait partie de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique.


ETYMOLOGIE

Batz-sur-Mer est semble-t-il soit d'origine celtique, soit d'origine latine "bassa" (basse).

Le nom de Batz apparaît une première fois vers 840 dans les miracles de saint Philibert qui évoquent l'existence d'une église et d'une communauté bretonne. Une saline de "l'insula Baf" est donnée à l'abbaye de Redon en 854, une autre l'année suivante, dans l'île dite "Baf Montroï".

Au Xème siècle (entre 944 et 952), après les invasions scandinaves, la totalité de l'île de Batz (insula quae nominatur Bath Uuenran) est donnée par le duc Alain Barbe-Torte à l'abbé Jean, supérieur de l'abbaye de Landévennec. Vers 945, les moines édifient un prieuré sous le patronage de saint Guénolé, fondateur et premier abbé de Landévennec. Les moines apportent le culte de leur fondateur, saint Guénolé, qui remplace les saints patrons d'origine saint Cyr et sainte Julitte. Le prieuré est encore mentionné au XVIème siècle. La paroisse primitive de Batz englobait jadis Le Croisic et Le Pouliguen. C'est Guillaume Macay, prieur de Batz, qui bénit l'église Saint-Nicolas du Pouliguen en 1626.

Jusqu'en 1763, le bourg de Batz(-sur-Mer) rassemble dans ses villages (Kervalet, Kermoison, Roffiat et Trégaté) la majeure partie de la population paludière. L'appellation Batz-sur-Mer est choisie en 1931. C'est en 1854 que Le Pouliguen se détache de Batz-sur-Mer.

Les principales anciennes familles de Batz-sur-Mer sont les AubrĂ©e, Bauchot, Bloyet, Brouard, Charault, Goupil de MesmĂ©, Miquel de Beaulieu, Raphael, TartouĂ©, Lemerle, Le Roux, Forget, Gaudin. Les gros villages autour de Batz-sur-Mer sont : Kervalet, Roffiat, TrĂ©gatĂ©, Kermoisan et Kerbouchard.

Liste non exhaustive des maires de Batz-sur-Mer : NoĂ«l Brouard (de 1793 Ă  1800), RenĂ©e AubrĂ©e (de 1800 Ă  1804), Le Roux, RenĂ© Monfort, Bloyet, Le Blanc (de 1822 Ă  1834), Jacques Gambert, Yves Bellamy, Jean LehuĂ©dĂ©, Guillaume Bertrand, Gabriel Le Gal, SaffrĂ©, Charles LehuĂ©dĂ©, Le Gars (1871 Ă  1888), LehuĂ©dĂ©, Le Callo, J.B. Bertrand, Vauvert, Xavier Cavalin, Charles LehuĂ©dĂ©, Le Callo, AndrĂ© Bertrand, DĂ©sirĂ© Guitton, Barbin, Pierre FrĂ©our, Chollet, Bourdic.

MONUMENTS

• l'Ă©glise Saint-GuĂ©nolĂ© (XV-XVII-XIXème siècle), situĂ©e place du Garnal. Elle porte le nom de saint GuĂ©nolĂ©, moine fondateur de l'Abbaye de LandĂ©vennec en 485 dans la presqu'Ă®le de Crozon en Finistère. Le prieurĂ© fondĂ© au Xème siècle est Ă©tabli, semble-t-il, près d'un ancien sanctuaire dĂ©diĂ© Ă  saint Cyr et Ă  sainte Julitte. Les moines Ă©difient une Ă©glise vers le XIIIème siècle. L'Ă©glise est reconstruite vers 1400 et 1428, date Ă  laquelle la nef est rebâtie. La voĂ»te lambrissĂ©e, ses bas-cĂ´tĂ©s voĂ»tes et le transept datent de 1460 environ. Les parties Nord sont remaniĂ©es au XIXème siècle. Le porche ouest date du XVème siècle. Le porche du Garnal s'ouvrait jadis sur le cimetière : des bancs de pierre permettaient aux vieillards de s'asseoir en attendant les offices. L'intĂ©rieur de l'Ă©glise comprend trois nefs. Dans le bas-cĂ´tĂ© du nord les clefs de voĂ»te sont curieuses : un château-fort, les armes des Le Pourceau de TrĂ©mĂ©ac, un cochon qui joue du biniou, un homme nu dĂ©vorĂ© par les sept pĂ©chĂ©s capitaux. Le clocher est dĂ©truit par la foudre en 1657 et restaurĂ© par RenĂ© Allaire. La nouvelle tour (XVIIème siècle), haute de 57 mètres, domine le marais salant : elle est terminĂ©e en 1677 par Jean HaurĂ©e. Elle a longtemps servi d'amer aux pĂŞcheurs et aux marins. L'Ă©dification de cet imposant ouvrage en pierres de taille fut financĂ©e par la levĂ©e d'un impĂ´t spĂ©cial, le "billot" de six deniers par pot de vin vendu au dĂ©tail sur la paroisse. Le cimetière qui bordait l'Ă©glise au Nord a Ă©tĂ© dĂ©saffectĂ© au XIXème siècle. La reprĂ©sentation des "PĂ©chĂ©s Capitaux" date du XVème siècle. L'enfeu des seigneurs de Kerbouchard qui est situĂ© dans la chapelle Notre-Dame du Rosaire, date du XVème siècle. La statue de saint Adrien (dĂ©couverte dans un enfeu de la chapelle Notre-Dame du MĂ»rier) date du XVème siècle. La statue en bois de Notre-Dame du PrĂ©cieux Sang (qui provient de la chapelle Notre-Dame du MĂ»rier) date du XVIème siècle. La statue en bois de saint GuĂ©nolĂ© date du XVIIème siècle. L'huile sur toile intitulĂ©e "le pape Nicolas V au caveau de saint François d'Assise" date du XVIIème siècle. Le retable du maĂ®tre-autel date de 1677-1763 (le maĂ®tre-autel en marbre situĂ© au milieu de la nef a Ă©tĂ© achetĂ© au XVIIIème siècle par Fleury, Riallant, Guibert et Audrain). En 1763, un second retable en bois dorĂ© est placĂ© devant le premier. Les stalles et la clĂ´ture du chĹ“ur datent du XVIIème siècle. La porte, Ĺ“uvre du sculpteur Huppel, date de 1682. L'orgue, qui date du XVIIème siècle, est restaurĂ© en 1929 par la maison Gloton-Debierre : le buffet d'orgue date de 1731 et l'ensemble est surmontĂ© par une statue de saint Michel. Le retable de Saint-François d'Assise date du XVIIIème siècle. Le retable de Saint-Jean-Baptiste date du XVIIIème siècle : le tableau illustre le baptĂŞme du Christ par Saint Jean. Les fenĂŞtres toutes gothiques ont des verrières mises par les diffĂ©rents recteurs du XIXème siècle : Fardel, Charbonnier, SĂ©roux, Dalibert, MahĂ©, Maugast. On y trouve une scène reprĂ©sentant Jeanne d'Arc Ă  Chinon. Le vitrail de saint GuĂ©nolĂ© et de la Vierge, Ĺ“uvre du maĂ®tre verrier François GĂ©rard, date de 1886. L'ex-voto Notre-Dame de l'Assomption, en bois polychrome, date du XIXème siècle ;

• les vestiges du prieurĂ© (vers le XVème siècle), situĂ©s rue Maupertuis. Le prieurĂ© de Batz-sur-Mer est fondĂ© en 945 par les moines de l'abbaye de LandĂ©vennec. Les bâtiments Ă©taient accolĂ©s au sud de l'Ă©glise ;

• la chapelle Saint-Marc-de-Kervalet (XVème siècle - 1790). Construite au XVème siècle sur un rocher Ă©mergeant des marais, la chapelle Saint-Marc est situĂ©e au centre du village de Kervalet. On y retrouve les principales caractĂ©ristiques du XVème siècle breton : voĂ»te en nef renversĂ©e, poutre de gloire portant le crucifix, chevet plat contrebutĂ© par des contreforts surmontĂ©s de gargouille. Sur la façade mĂ©ridionale, on dĂ©couvre une belle porte gothique dont les voussures portent en leur sommet une vierge Ă  l'Enfant. Tout Ă  cĂ´tĂ©, une vieille croix rustique a Ă©tĂ© dressĂ©e en 1925, au-dessus de laquelle on peut voir un cadran solaire schiste de 1693. En 1442, le pape accorde deux ans d'indulgences, favorisant les dons en argent. En 1790, l'Ă©dification du clocher a peut-ĂŞtre Ă©tĂ© l'occasion d'un raccourcissement de la nef qui a nui Ă  son caractère et Ă  son harmonie. La chapelle, dĂ©diĂ©e aux quatre Ă©vangĂ©listes, est dotĂ©e d'un campanile en 1790. Sur l'autel de marbre noir et blanc, deux reliquaires contenant les reliques de Saint Prime, saint Grat, saint Veregoud et saint Laudat, envoyĂ©es de Rome et exposĂ©s pour la première fois le jour de la saint Marc en 1758. Sur le cĂ´tĂ© ont Ă©tĂ© posĂ©es, dans les annĂ©es 1930, les statues des trois Ă©vangĂ©listes qui avaient Ă©tĂ© "placĂ©es" chez des habitants du village Ă  la fin du siècle dernier. Seul le quatrième, saint Jean, n'a jamais Ă©tĂ© retrouvĂ© ;

• la chapelle Notre-Dame-du-Murier ou Notre-Dame-du-Mourier (1496), situĂ©e place du Murier et Ă©difiĂ©e au XVème siècle suite Ă  un vĹ“u fait par les habitants du bourg de Batz (réédifier l'ancien sanctuaire de la Vierge si la peste les Ă©pargnait). Une autre lĂ©gende raconte que "pendant la guerre de Succession de Bretagne, Rieux de Ranrouet, prisonnier des Anglais, s'Ă©vada de captivitĂ©. Assailli par une tempĂŞte, sur les cĂ´tes de Bretagne, il fit vĹ“u d'Ă©lever une chapelle lĂ  oĂą il aborderait.". Les formes les plus anciennes du nom (capella beatoe Marie de Morario [1563-1564, 1578], Nostre Damme du Morier [1452], capella beatoe Marie du Mourier [1442]) montreraient que "mourier" reprĂ©senterait bien le mĂ»rier, arbre qui poussait en pays de GuĂ©rande. Enfin, selon la lĂ©gende recueillie en 1834, la chapelle doit son nom au sanctuaire primitif oĂą un mĂ»rier abritait une statue de la Vierge. Et, si l'on en juge par le nombre de barques placĂ©es sous l'invocation de Notre-Dame, la Vierge Ă©tait très en vogue auprès des marins guĂ©randais entre 1385 et 1454. En 1442, le pape accorde deux ans d'indulgences, favorisant les dons en argent. Dès 1478, la chapelle est consacrĂ©e et le culte y est cĂ©lĂ©brĂ©. Pendant la RĂ©volution, la chapelle sert de salle au Conseil Municipal. Elle est dĂ©laissĂ©e Ă  partir de 1820. En 1819, un ouragan emporte une partie de la toiture. BientĂ´t, les restes de la charpente en cèdre, du lambris et le pavĂ© sont pillĂ©s par les riverains. Les portes et les fenĂŞtres sont murĂ©es. La population transforme l'Ă©difice religieux en carrière et en dĂ©charge. Entre 1839 et 1847, les ruines manquent de disparaĂ®tre : le conseil de fabrique du Pouliguen propose Ă  la commune de Batz d'en acheter les pierres pour bâtir au Pouliguen une Ă©glise en remplacement de l'Ă©glise Saint-Nicolas. Après la fermeture de la chapelle en 1820, le mobilier en est dispersĂ©. Un haut relief du XVème siècle, en bois polychrome, est donnĂ© au musĂ©e DobrĂ©e de Nantes. Une tĂŞte de Christ va au musĂ©e de la porte Saint-Michel Ă  GuĂ©rande. En 1907, quelques familles possĂ©daient des Ă©lĂ©ments du lambris dans leur grenier. En 1838, les pierres de la chapelle Saint-Laurent sont remployĂ©es dans les fondations de deux maisons particulières de la Grand'Rue. En 1869, la chapelle du Saint-Esprit est rasĂ©e ;

• la croix des douleurs (IXème siècle), situĂ©e rue du GĂ©nĂ©ral de Gaulle ;

• le calvaire de Kervalet (vers le XIIIème siècle), situĂ© rue de la Chapelle ;

• la croix Refuge (vers le XVIIème siècle), situĂ©e au Grand Traict du Croisic ;

• la croix (XIXème siècle), situĂ©e rue des Saulniers au village de Roffiat ;

• la fuie (XVIIème siècle), situĂ©e rue du 19 Mars 1962. Il s'agit de l'ancien colombier du manoir de TrĂ©mondais (ou TrĂ©monday) ;

• la maison paludière (XVIIIème siècle), situĂ©e rue des Marais au village de Kervalet ;

• le presbytère (1752), situĂ© rue Maupertuis ;

• la laverie de Sel (XIXème siècle), situĂ©e rue du Traict ;

• le grenier Ă  sel ou Salorge (XIXème siècle), situĂ© rue de Kerbouchard ;

• la villa Saint-Michel-du-Rocher (1847-XIXème siècle), situĂ©e au n° 52 rue de l'Atlantique et Ă©difiĂ©e par CĂ©lestin Pavec (avouĂ© Ă  Savenay) ;

• la maison (1889), situĂ©e au n° 19 rue Jean XXIII ;

• l'ancien hĂ´tel RĂ©gina (1899-1903), situĂ© route de Croisic et Ĺ“uvre des architectes Du Houx et Leray ;

• la Villa Le PrieurĂ© Saint-Georges (1906), situĂ©e au n° 2 rue du Golf et Ĺ“uvre de l'architecte Georges Lafont. Cette demeure est Ă©difiĂ©e Ă  la demande de la famille Vaucourt ;

• la fontaine (XIXème siècle), situĂ©e rue des Tamaris ;

• le moulin de la Falaise (XVIème siècle - fin du XXème siècle), situĂ© route du Croisic. Ce moulin provient, semble-t-il, de la commune de GuĂ©rande oĂą il a Ă©tĂ© dĂ©montĂ© en 1903 puis remontĂ© en 1925 Ă  cet endroit. Il a Ă©tĂ© restaurĂ© en 1992 ;

• le moulin (XVIème siècle - 1890), situĂ© Villa Le PrieurĂ© Saint-Georges et Ĺ“uvre de l'architecte Georges Lafont ;

• d'autres moulins : le moulin d'Abbas, les deux moulins de Saint-Michel et le moulin de Beauregard ;


A DECOUVRIR EGALEMENT

• la Pierre Longue (Ă©poque nĂ©olithique), situĂ©e plage Saint-Michel ;

• le blockhaus de la poche de Saint-Nazaire (1943), situĂ© route du Dervin Ă  La Dilane ;

• le muret (XIXème siècle), situĂ© route de Kerlan ;

• le musĂ©e des Marais Salants (1887). Ce musĂ©e est ouvert en 1984 ;

• l'ancien manoir de Kerbouchard. PropriĂ©tĂ© de la famille Bouchard qui avait leur enfeu dans l'Ă©glise paroissiale ;

• l'ancien manoir de Kerdour. PropriĂ©tĂ© successives des familles Le Pennec, de Sesmaisons, de Becdelièvre, de Bourmont, Legal, PĂ©tard et Amiau. Il subsiste un puits et des murailles ;

• l'ancien manoir de Kerlan. PropriĂ©tĂ© de la famille GuillorĂ©. Il subsiste une fuie, un puits et des murailles ;

• l'ancien manoir de KerdrĂ©on. PropriĂ©tĂ© successives des familles de Combles et Jacquelot de La Motte ;

• l'ancien manoir de TrĂ©monday. Il conserve une fuie et le cerne d'un moulin. Il s'agit de la seigneurie des Charault et de Verneuil ;

• la citerne (XVIIème siècle), situĂ©e rue de TrĂ©mondais. Elle dĂ©pendait du manoir de TrĂ©mondais et servait, semble-t-il, a conservĂ© le vin produit dans la rĂ©gion ;

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